Laurent Breillat : Le Bon élève de la création de contenu qui t’apprend la photo et le blogging !

Parfois, on a la chance d’interviewer des personnes sucessfull, intéressantes, passionnantes, qui nous apprennent des choses. J’ai une chance énorme : c’est mon cas à CHAQUE interview que je fais ici. Aujourd’hui, nous échangeons avec Laurent Breillat, bon élève des internets, créateur du leader Apprendre la photo, et nouvelle de PedagoClic ! Il nous parlera contenu, passion, et de tout ce qui l’anime aujourd’hui ! Laurent fait partie de ces entrepreneurs du web qui ont très bien réussi, et dont nous devrions tous nous inspirer. On y va !

 

– Bonjour Laurent, pour commencer, tu nous parles de toi, de ton parcours d’entrepreneur, de ce que tu fais aujourd’hui ?


Hello Jérémy ! J’ai lancé mon blog Apprendre la Photo en 2010, sans forcément avoir d’intention de le monétiser dès le départ. C’était un peu un pari personnel, une envie d’avoir un projet personnel en parallèle de mes études, un défi, et une manière de partager ma passion naissante pour la photo.


Et puis rapidement, c’est devenu évident que ça me dépassait un peu, et un an plus tard, à la fin de mon master, j’ai décidé de me laisser une année pour vivre de mon blog et voyager.


J’ai lancé un premier produit en décembre 2011, un livre numérique écrit en 2 mois, qui s’est vendu largement au-delà de mes espérances (j’espérais 100 ventes, j’en ai vendu 450 !). Je suis parti en Inde 2 mois et demi ensuite, et au retour, vu que le livre continuait à se vendre en mon absence, je me suis dit que le business était viable, et j’ai donc lancé ma première formation. Elle aussi a cartonné au-delà de mes espérances, et donc j’avais réussi mon pari qui m’évitait ma plus grosse crainte : devoir prendre un boulot salarié (qui ne correspond pas du tout à mon rythme naturel ni à ma manière de travailler).


Depuis j’ai continué à développer le business, avec de nouveaux produits, de l’automatisation, et toujours plus de contenu gratuit également. Et maintenant, un nouveau projet.



– Tu as “fait ton trou” avec Apprendre la photo, mais aujourd’hui, on va surtout parler de PedagoClic – comment ça t’est venu cette idée de lancer un nouveau projet, alors que l’autre fonctionne très bien et doit prendre du temps ?



En fait, l’idée de PédagoClic me trotte dans la tête depuis plusieurs années. J’étais à un séminaire d’entrepreneurs, et il y avait beaucoup de débutants. Et j’ai réalisé que tous les intervenants parlaient de faire du bon contenu comme d’un prérequis indispensable à un business d’infopreneur qui fonctionne, mais que personne n’expliquait comment.


Pourtant, c’est loin d’être évident. Pour moi, c’est quelque chose d’assez “inné”, mais j’ai réalisé que pour beaucoup de gens, c’était un vrai défi. D’ailleurs, on s’en rend compte intuitivement quand on pense au pourcentage de très bons profs qu’on a eu au cours de sa vie. Pour la plupart des gens, ça se compte sur les doigts d’une main.


Or il y a beaucoup de personnes qui proposent d’enseigner le marketing, les techniques de vente, le référencement, la publicité, la communication… mais personne qui ne parle de comment faire du bon contenu !


Du coup, j’ai eu envie de le faire. Ca a mis longtemps à mûrir, mais là je sens que c’est le bon moment, et c’est de ça que j’ai envie de parler. C’est sûr que le projet avance plus lentement car je dois continuer de maintenir Apprendre la Photo en parallèle, mais comme je l’ai pas mal automatisé, j’ai libéré du temps et de l’énergie pour pouvoir m’y consacrer.



– Ton parti-pris, ce serait quoi en terme de message avec ce nouveau projet ?


Ce que je constate, c’est que l’infopreneuriat attire beaucoup de monde. Logique : travailler où on veut, quand on veut, en partageant sa passion, c’est une situation évidemment enviable.


Et les ressources sont nombreuses pour aider ceux qui veulent se lancer, et on voit d’ailleurs de nombreuses personnes émerger dans des domaines très variés. Ca me fait très plaisir qu’autant de gens puissent se créer la vie de leurs rêves.


Mais il y en a aussi un bon nombre qui ont plus de mal à en faire une activité à plein temps, voire qui échouent et abandonnent. Avec le recul que j’ai, je pense que ça a principalement deux causes :
1) Certaines personnes n’appliquent pas ou mal les conseils qu’elles reçoivent (gratuitement ou dans des formations payantes). Ça, on ne peut rien y faire 🙂


2) D’autres appliquent bien les conseils, mais le contenu qu’elles proposent n’est pas assez bon. Ce qui veut dire en fait qu’elles n’apportent pas assez de valeur.
Ca ne veut pas forcément dire qu’elles manquent d’intelligence, d’expertise ou de passion. Simplement, il y a une grosse différence entre connaître un sujet, et savoir le transmettre et l’enseigner. La pédagogie s’apprend, et n’est pas évidente pour beaucoup de monde.


Mon approche, c’est donc d’aider tous ceux qui souhaitent partager leur passion et leur connaissance sur internet (ou en conférence d’ailleurs) à apporter le maximum de valeur à leur audience.


Et pour moi, c’est absolument fondamental aujourd’hui, en particulier dans ce type de business. C’est une économie de la réciprocité : tu donnes, et ton audience te le rend, d’une manière ou d’une autre. En achetant tes produits bien sûr, mais aussi en parlant de toi à ses amis, en mettant des commentaires positifs, etc.



– Tu parles beaucoup de contenu sur Pedagoclic, c’est pour toi ce qu’il y a de plus important pour un business en ligne aujourd’hui ?


J’ai un peu devancé ta question, mais clairement je vois que 100% des infopreneurs que je connais et qui fonctionnent bien ont un contenu qui se place largement au-dessus du lot.


Et il y a des études qui le confirment, même dans des domaines comme l’e-commerce : un visiteur a 131% de chances supplémentaires d’acheter ton produit s’il a vu ton contenu éducatif avant l’achat. Ca veut dire que ça fait plus que doubler les ventes ! Ce qui ridiculise instantanément toutes les optimisations de couleur de bouton et compagnie (non pas qu’elles soient inutiles, elles sont juste moins importantes que soumettre des visiteurs à du contenu).


Pourquoi c’est si important ? Tout simplement parce qu’on vit dans une époque où la somme de contenu produite chaque jour est gigantesque. Il y a 300 heures de vidéos mises en ligne sur YouTube chaque minute.


Ce que ça veut dire, c’est qu’il y a une compétition féroce du contenu pour le temps des gens : comme la masse de contenu produite est largement supérieure au temps qu’a l’audience, il y a une sélection naturelle. C’est comme si tu avais plusieurs lions qui se partagent un stock limité de gazelles : certains vont mourir de faim, seuls les meilleurs chasseurs vont survivre.


C’est exactement pareil pour le contenu, d’autant plus que l’internaute peut toujours fermer l’onglet d’un seul clic, ou aller voir du contenu de quelqu’un d’autre. C’est très facile pour lui de passer à autre chose.


Pour réunir une audience, il faut donc être exigeant sur la qualité du contenu qu’on apporte. Pour moi ça passe par 3 points :
1) Largement devant le reste, apporter de la valeur, c’est-à-dire un changement positif dans la vie des gens. Les gens pardonnent les erreurs de forme si le fond est excellent.


2) La personnalité. Il ne faut surtout pas être lisse aujourd’hui : le public d’une niche particulière suit en général plusieurs personnes, qui donnent des conseils sur les mêmes choses, mais chacune avec son parti pris. Ce sont ceux qui n’ont pas peur d’être eux-même qui sont les plus attachants.


3) La forme. Faire des vidéos de qualité ou avoir un design sympa sur son blog est désormais à la portée de tout le monde, donc ça aide de bosser un peu la forme. Mais ça peut être très simple pour commencer, tant que le fond est là. Si vous avez une vidéo avec un bon son et une image correcte, ça suffit largement à ne pas faire fuir les gens, et vous aurez le temps de perfectionner ça plus tard.


– Tu as suivi beaucoup de formations je crois, surtout celles de grands noms du milieu infopreneurial, comme ton ami Olivier Roland avec Blogueur pro – ça a vraiment changé les choses pour toi ? La formation continue dans la vie, c’est quelque chose qui te tient à coeur ?



Je n’en ai pas suivi tant que ça, mais c’est surtout Blogueur Pro qui a changé ma vie. Vraiment, je n’en serais jamais arrivé là sans sa formation. Il y avait tout simplement tout ce qu’il fallait dedans pour me permettre de développer une audience, et lancer mes premiers produits. Et comme tu le sais, il est beaucoup plus difficile de passer de 0 à 10 000€ que de 10 000 à 100 000€, donc c’est vraiment important de passer ce cap.


Ensuite j’ai suivi quelques autres formations, davantage pour me perfectionner sur certains points. Et à doses plus faibles, je me documente en continu en lisant des articles, et en restant au fait des nouvelles stratégies et des changements des outils. Le web évolue vite, et il faut rester à la page, même si certaines choses continuent à fonctionner depuis longtemps. Après tout, les fondamentaux du commerce sont les mêmes depuis un moment !


Pour faire le parallèle avec l’enseignement, je pense qu’un bon prof apprend toute sa vie. A mon sens, la curiosité est sans doute la qualité la plus importante à avoir au 21ème siècle. Le monde évolue trop vite pour se permettre de rester sur ses acquis. Mais c’est un plaisir franchement.


C’est naturel pour moi, j’ai toujours envie d’apprendre de nouvelles choses, à tel point que je m’en sers parfois pour procrastiner intelligemment. Les curieux parmi tes lecteurs se reconnaîtront sûrement dans ce que j’appelle les “google blackholes”, où tu passes 3 heures à faire des recherches sur un sujet complètement cryptique sans même t’en rendre compte !

– Tu donnes aussi bien des conseils simples, que des choses plus poussées sur Pedagoclic, qu’est-ce qui fonctionne le mieux pour toi et qui plaît le plus à tes lecteurs ?


Pour le moment j’ai fait quelques vidéos issues de mes réflexions personnelles et de discussions avec des amis, donc c’est vrai que j’ai fait un peu pour tous les niveaux. Il est un peu tôt pour que je voie vraiment ce qui plaît le plus, mais j’ai de bons retours, et j’espère surtout que les gens appliquent ! 🙂


Honnêtement, j’ai hâte de me mettre à la conception de ma formation, parce que c’est là que je pourrai vraiment aller en profondeur sur plein de sujets qui me tiennent à coeur, et que je l’ai en tête depuis quelques années, donc ça commence à me démanger !

– Un autre point que tu voudrais aborder avec nous ?


Je pense que j’ai déjà été assez bavard 🙂

– Tu as un livre que tu voudrais recommander ? Un vrai Game changer pour toi ?


Pour éviter de répéter les références que tout le monde doit connaître maintenant (la Semaine de 4 heures 😉 ), j’ai envie de recommander “le Pouvoir de la Vulnérabilité” de Brené Brown (titre original “Daring Greatly”). Je l’ai lu il y a plusieurs années, je suis incapable de t’expliquer vraiment ce qu’il y a dedans, mais je sais que ça a eu un impact positif durable sur ma vie.


Et ce n’est pas complètement sans rapport avec la pédagogie : je parlais plus haut de personnalité et d’authenticité dans son contenu, et je pense que c’est profondément lié à sa capacité à être vulnérable.


– Quelqu’un que tu voudrais voir la prochaine fois dans cette interview ?


Barack Obama 😀
Plus sérieusement, peut-être Antonin Archer du podcast Nouvelle Ecole 🙂

– Un mot pour finir ?


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Blague à part, pour ceux qui créent du contenu et que ça intéresse, le bonus à télécharger pour ceux qui s’abonnent à ma newsletter réunit vraiment le 20/80 de ce que j’ai à dire sur la création de contenu.
Merci Laurent pour ton temps et tes réponses ! 


On l’a vu aujourd’hui avec Laurent, loin des histoires que vous racontez ou non, la qualité de ce que vous produisez est TRES importante aussi.
Vous devez apporter de la valeur et produire le meilleur contenu possible, que vous soyez une marque, une entreprise ou un infopreneur.
Si vous produisez du contenu de qualité, on aura confiance en vous.
C’est LA leçon a garder de cet article, et Laurent l’illustre très bien chaque mois avec du contenu de très grande qualité.


Je vous dis Au revoir ici, et on se voit de l’autre côté pour tous les abonnés à la newsletter des Conteurs Modernes ! 
Written by Jérémy Kohlmann
Je m'appelle Jérémy, et j'ai créé ce blog aussi bien comme carte de visite que moyen d'expression. Nous traiterons ici de ce que j'aime (le sport, la santé, l'aspiration au mieux-être) mais aussi de ce que je fais (la stratégie digitale, les réseaux sociaux, le Brand Content). Pour plus d'informations, le menu contact est juste au-dessus. Qui je suis ? Je suis un conteur moderne.