J’emmerde la cigale et la foumi – Interview de Greg Lagrange

C’est la question que j’ai sur le bout des lèvres depuis des années maintenant. Comment faire pour gagner plus tout en travaillant de moins en moins ? Chaque semaine, je vais interviewer un entrepreneur pour lui parler de sa vision du travail, du temps, de sa journée parfaite, et de comment il optimise son business pour mettre en place des systèmes efficaces pour lui, et qui servent son mode de vie ! Ici, nous commençons avec Gregory Lagrange du Blog Lifestylers – expert en Copywriting, et fan de l’email quotidien ! 

Jour 46, Paris 12, 7h03

J’emmerde la cigale et la fourmi (et Greg Lagrange serait sûrement d’accord)

Tu connais la fable de la cigale et la fourmi ?

Globalement ça donne quelque chose comme ça :

La fourmi travaille dur dur dur
la cigale fait la fête fête fête
Puis c’est l’hiver
Et la cigale doit mendier chez la fourmi pour pas crever de froid et de faim
Elle aurait du travailler bien plus au lieu de faire la fête la gentil cigale hihi
fin.

Autant j’aime bien les fables, autant celle-ci… Elle me gonfle.

Dès notre plus jeune âge on nous inculque : IL FAUT travailler dur.

Encore cette injonction…

Le problème avec cette histoire de fourmi, c’est que c’est une injonction de moyen, et pas de finalité.

On nous dirait : IL FAUT PAS tout claquer sinon comment tu vas bouffer à la fin ?

Oui là ok. Bouffer c’est cool, j’aimerais bien continuer quand même. Surtout la burrata.

On nous dirait IL FAUT – avoir de quoi payer son chauffage, j’te dirai que c’est pas si simple partout sur la planète mais oui ok, j’aime bien avoir chaud sous mon plaid, j’suis ok.

Mais là…

… IL FAUT travailler dur.

CEEECCIII N’ESSSTTT PAAAASSS NOOOTTREEEE PPRRROOJJJEEETT. (j’vous l’avais dit que ça reviendrait tout le temps…)

Cette fable m’énerve parce que c’est exactement ce qu’on inculque aux entrepreneurs depuis des années.

Le « Hustle Porn » comme l’a appelé le fondateur de Reddit, qui trouve ça aussi con que moi visiblement.

Vous avez tout à fait le droit de travailler 12 heures par jour si ça vous fait kiffer.

Mais il ne FAUT pas.

A la place, pour pourriez mettre en place un système qui travaille pour vous, optimiser ce que vous faites de vos journées, travailler sur des clients qui en valent la peine, générer des revenus sur commande.

Ça tombe TRES BIEN ça.

Moi c’est ce que j’ai choisi de faire, et en plus, j’ai parlé 1h de cela avec Greg Lagrange, l’expert du Copywriting Français !

L’interview est disponible juste ici :

(Tu trouveras l’interview au format texte, tout en bas de cet article)

Dans cette interview vous verrez surtout :

Comment travaille Greg au quotidien (et j’me suis pas gêné pour m’inspirer de son système)
Pourquoi la connaissance client est la clé
Comment le mailing peut être une superbe base pour votre branding de marque
Pourquoi defiscaliser n’est pas une fin en soi
Pourquoi le papier a encore de beau jours devant lui
On citera notamment Antoine BM, Olivier Roland, Benoit Wojtenka

Bref on s’est éclatés !

Rendez-vous de l’autre côté.

PS : Ces méthodes t’intéressent et tu veux savoir comment on peut les appliquer à TON business ? Tu veux augmenter tes revenus en retrouvant du VRAI temps pour toi ? Tu veux mettre en place des systèmes qui te permettent aussi de reprendre le contrôle de ta vie pro ?

Ça se passe juste ici, de l’autre côté :
https://mailchi.mp/ed16f9fe9edc/coachingjk1

Jérémy,

Ce que vous devez savoir à ce stade sur les méthodes dont nous parlons dans cette interview :

Oui sur internet, tout le monde se connaît, surtout lorsque comme Greg ou moi, tu n’en es pas à ton premier projet sur le web.

Je l’ai contacté pour la première fois alors que j’éditais encore le blog Be What You Wear, blog sur le style masculin que j’ai amené en Top 10 de sa thématique à une époque où tous les géants du secteur se lançaient.

Pourquoi cette interview aujourd’hui alors ?

Parce que la méthode de Greg est au coeur de ce que je donne à mes clients.

Des outils et des systèmes à mettre en place pour gagner plus sans forcément travailler plus.

Je veux absolument que l’on sorte ensemble du Hustle Porn, que l’on sorte de cette injonction de travailler toujours plus.

Je veux que l’on comprenne que les entrepreneurs du web le font depuis 10 ou 15 ans, et que les autres peuvent maintenant le faire aussi.

Avec les bonnes méthodes et les bons outils, avec les bons clients et les bons produits, vous aussi, vous pourriez ne travailler que 2 ou 3h par jour grand maximum SI vous le souhaitez.

Ce n’est pas une obligation – l’idée est de vous faire réaliser que si vous le souhaitez : vous pouvez.

C’est pour cela que je coach et que j’accompagne 2 ou 3 nouveaux entrepreneurs tous les mois.

Pour leur donner toutes les clés pour appliquer ces systèmes.

La suite c’est quoi pour toi ?

Tu peux si tu le souhaites, postuler pour travailler avec moi en coaching, et cela se passe par ici : https://mailchi.mp/ed16f9fe9edc/coachingjk1

Où tu peux si tu le préfères, regarder du côté de mes formations en ligne : https://jkohlmann.fr/formations

Ces formations sont des “quick wins” – des choses que tu peux appliquer TOUT de suite si elles te correspondent.

Elles passent toutes comme convenu entre 97 et 197 euros CE SOIR.

Tu ne me connais pas encore, qui suis-je ?

Je m’appelle Jérémy Kohlmann, je suis coach et consultant. Mon job, ma passion, c’est d’accompagner les entrepreneurs, dirigeants, consultants à créer des systèmes au service de leur vie dans leur entreprise, et de leur faire gagner plus en travaillant moins.

Passionné de marketing, Copywriting et SURTOUT Storytelling, j’applique aux humains les outils des agences de comm ; ou plus précisément, je remets de l’humain dans les techniques des publicitaires des années 20 (oui, ceux qui vendent des cigarettes dans Mad Men).

J’envoie à ce sujet 1 email chaque matin.

Mon passé ?

Sur le web depuis 10 ans maintenant, avec de grands succès comme de gros échecs, j’ai travaillé chez l’annonceur comme en agence, sur des petits médias comme des médias internationaux, avec des marques qui se créaient et avec des grands noms que tu connais forcément. Puis un jour je me suis dit : Et si on remettait de l’humain là dedans ? Depuis, j’accompagne des entrepreneurs.

Si tu veux en savoir plus sur moi maintenant, je t’invite à simplement retourner sur la page d’accueil de ce site, où je me présente plus convenablement.

 

L’interview au format texte : Discussion entre Jérémy Kohlmann et Gregory Lagrange :

Hello Greg! Bienvenue dans cette interview sous forme de podcast. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, est ce que tu peux te présenter rapidement?

Salut Jérémy. Déjà merci pour l’invitation! Et désolé d’avoir fait traîner au moins six mois… En fait, la petite histoire, c’est que Jérémy m’avait envoyé des questions en texte, et pourtant j’écris des tonnes de textes, mais j’ai procrastiné longtemps puis au bout d’un moment, je me suis dit qu’on allait faire ça en audio, parce que sinon je n’allais jamais y répondre…

Je fais ça aussi…  Je ne sais pas si tu es pareil mais quand j’ai des trucs importants qui sont en To Do List et que je veux faire, si j’ai pas le temps un jour, je le décale à trois jours après, puis à trois jours après, puis à trois jours après… Après ça se retrouve en zone moins urgente, et au bout d’un moment tu te dis “merde, je ne l’ai toujours pas fait”…

Ouais, une To Do List, c’est une plaie ce truc là.

(Rires) Tellement…

Donc, me présenter déjà : Greg, enchanté, toi qui me découvres. Qu’est ce que je fais de beau? Je fais du Marketing depuis un bon moment maintenant, en ayant commencé en ne sachant pas que j’en faisais, du Marketing. A l’époque, je vivais à Amsterdam et j’étais à fond dans la musique. Mais c’est des trucs que j’ai déjà raconté 150 fois donc on va faire court. Je faisais de la musique électro, dubstep, etc… En parallèle de chercher des dates pour jouer, j’ai commencé à organiser des soirées. Avec ma copine de l’époque, j’ai monté une boîte d’organisation de concerts. On cherchait à mélanger électro et arts visuels.

Donc qu’est ce qui se passe quand tu fais des soirées et que tu cherches aussi à être booké? Tu apprends à promouvoir tes trucs. Et c’est comme ça que j’ai commencé à faire du Marketing et à jouer live un peu partout. Et surtout à monter des soirées.  Il y avait un peu de monde au début, puis de plus en plus à la fin. Et puis voilà, c’est comme ça que j’ai découvert le Marketing. Après, j’ai un peu fait le tour de la question. C’est une aventure sympa mais c’est super super crevant l’évènementiel.

C’est une vie à part… C’est une belle aventure, mais effectivement, tu es en décalé permanent, tu as des deadlines qui sont compliquées à gérer, avec les problèmes de dernière minute, etc…

C’est un taff monstre, et puis, quand tu commences à monter des très grosses soirées, c’est un stress énorme. J’ai fini par faire un burn out. Donc j’ai calmé le jeu et puis j’avais un peu fait le tour d’Amsterdam. Je suis donc parti à Pragues un an, où j’étais plus en mode “je jouais”, plutôt que “j’organisais”. Tout au long du processus, quand tu fais des trucs qui marchent bien, les gens commencent à te demander des conseils. Et c’est, petit à petit, comme ça que j’ai commencé à faire du coaching, à aider d’autres gens qui montaient des soirées. A force de fouiller dans les trucs de Marketing pour savoir comment remplir mes soirées, je me suis complètement passionné pour ça. Et notamment pour la persuasion, ce qu’on appelle le copywriting : l’art d’écrire pour convaincre. Pour vendre, attirer l’attention des gens qui ne te connaissent pas encore, pour qu’ils cliquent sur tes pubs etc. Pour faire tout ce que tu veux finalement. C’est ce que je fais depuis un petit paquet d’années maintenant, notamment sur mon site qui s’appelle lifestylers.fr.

Ca a combien d’années Lifestylers.fr maintenant? Parce que ça fait longtemps que je le suis, à l’époque tu faisais encore des articles pour faire connaître le site, donc ça remonte…

Je crois que j’ai dû lancer ça début 2013 il me semble. Je coachais déjà des clients à l’époque, je faisais aussi quelques commandes de pages de vente, mais c’était encore les balbutiements de la façon dont je le fais maintenant, et depuis des années.

Je pense que je t’ai découvert à l’époque où j’avais un média dans la mode masculine que j’avais réussi à monter dans le top 10 français. C’était en cherchant à vendre plus. J’étais avec une petite équipe, on avait une grosse audience avec plein de mails qui arrivaient tous les jours parce qu’on avait énormément de contenu. C’est en commençant à essayer de vendre des trucs qu’on s’est dit “Merde, on sait présenter les créateurs, on sait les mettre en avant, on sait écrire des articles hyper fouillés, mais quand il s’agit de vendre, on n’est pas bons les mecs!”

Je me rappelle de ce projet là. Mais c’est un autre sport, la vente. Souvent, des gens qui savent très bien écrire se mettent au copywriting, ou à créer du contenu sur le web pour vendre, soit des formations, soit des coachings. Mais il faut presque désapprendre à écrire pour reprendre des bases qui sont vraiment orientées sur l’envie à donner aux gens d’aller plus loin.

Ca me fait penser à un extrait dans Père Riche, Père Pauvre, où l’auteur a une journaliste hyper instruite en face de lui qui lui demande comment devenir un auteur célèbre, et lui, lui répond “apprenez à vendre”. La meuf se braque en disant “attendez, moi j’ai un doctorat, je suis une illustre personne dans mon domaine…” Le mec lui montre son livre sur lequel il y a écrit “Best Seller”. “Vous voyez, vous avez un doctorat, vous êtes illustre, etc. Mais moi je sais vendre, regardez.” C’est pas forcément les gens les plus cultivés, avec les meilleurs diplômes qui sont les meilleurs vendeurs en fait. Comme tu l’as dit, les vendeurs sont des mecs qui, au début en tout cas, se débrouillent, qui cherchent des techniques…

C’est complètement ça, et puis je pense qu’il y a un gros syndrome par rapport à la vente. Déjà c’est un mot qu’on n’aime pas de base. Moi, je sais qu’il n’y a rien qui me fasse plus dégueuler qu’un commercial en costard-cravate. Donc si tu m’avais dit il y a quinze ans que je finirais à passer mon temps à vendre des trucs, que ce soit pour moi ou pour les clients dont je me charge du Marketing, j’aurais halluciné je pense. Mais au delà du fait que le mot “vente” est un gros mot dans l’esprit de beaucoup, les gens ne se rendent pas compte que c’est le nerf de la guerre. Je n’aime pas appeler ça de la vente, je préfère appeler ça de la persuasion, ou du copywriting, mais le truc, c’est que tu peux réfléchir à tout ce que tu as à faire pour gagner ta vie sur le web et tu en as besoin partout. Et les gens ne se rendent pas compte de ça. Ca commence un peu plus de nos jours, tant mieux, parce que le message commence à rentrer dans la tête des gens. En France, ça a mis du temps à venir…

C’est pas facile chez nous, ils ont encore cette image du mauvais vendeur, celui qui est là pour fourguer son truc…

Ce qu’il faut comprendre, c’est que tu peux tout à fait faire un max de cash tout en aidant un maximum les gens. Tu le fais pour leur bien, et pour celui de ton compte bancaire. Il y a énormément de gens qui ont encore peur de vendre. Des gens qui ont accumulé des compétences, qui ont une certaine expertise. Ils n’ont pas besoin d’être ninja avec un bac+18. Mais y a des gens qui ont des problèmes, qui veulent les résoudre, et toi tu sais comment le faire parce que tu es passé par là. Ne pas mettre ton produit en face des gens, ou ton service, c’est ne pas leur rendre service. C’est comme si, pour prendre un exemple extrême, tu avais le remède contre le sida, et que tu voulais le garder pour toi, ou que tu n’osais pas en parler aux gens. Bon, c’est un peu extrême comme métaphore, mais c’est pour avoir une idée de la chose. Il ne faut pas avoir peur de parler aux gens de ce que tu as pour eux, pour les aider. Après, tout est dans la façon de le faire. Tu leur parles simplement de leurs problèmes, parce que tu les connais, tu connais ton client idéal, donc tu leur parles de choses qui les intéressent. Tu fais ça de façon pas chiante, via du storytelling, ou des trucs un peu marrants ou choquants, ce que j’appelle de l’infotainment. Quand on a un problème sur un sujet, on est souvent dans la position de “machin, ou machine, elle me saoule avec ses problèmes, elle m’en parle tout le temps”. Tu vois, on n’a jamais assez de personnes dans notre vie qui nous écoutent par rapport à ce qui se passe dans notre tête, aux trucs qui reviennent tout le temps. Toi, en tant que créateur de contenus, tu leur parles de leurs problèmes tous les jours d’une façon un peu fun et agréable. Pour leur montrer que finalement, c’est pas si méchant, et c’est possible de les résoudre. Et tu les guide naturellement vers ton offre. Si tu fais ça comme ça, ça passe tout seul. Il n’y a pas besoin de se transformer en vendeur de tapis ou en mauvais commercial. C’est juste logique.

Au début, il y a une certaine forme d’égoïsme comme tu disais, “je peux les aider mais je veux pas, ou j’ose pas, ou ça me gêne.” Jusqu’au moment où tu te rends compte que tu as vraiment envie d’aider les gens parce que toi, tu es passé par là, et tu as la solution à leurs problèmes. T’es pas du tout dans le registre du mauvais vendeur de tapis, justement parce que tu es là pour aider les autres. Sauf que toi, tu y as passé du temps, tu as de l’expérience, et puis en même temps il y a ce truc “les gens qui ne paient pas, ils ne s’engagent pas”. Tu peux leur filer toutes les solutions du monde, en fait ils ne vont pas les appliquer…

Ca c’est encore un autre gros billet psychologique qu’on a tous en tant qu’être humain, mais quand on réfléchit, notamment pour les gens qui vendent des formations comme on est très nombreux à le faire, l’information est trouvable quasiment partout. Tu peux trouver tout ce que tu veux de nos jours sur Google, sur Youtube, partout… Mais si tu as un problème, c’est que tu ne sais pas où chercher, parce que si tu savais quelle était la bonne solution, tu n’aurais plus de problèmes. Ou alors c’est une question de se mettre un coup de pied au cul pour appliquer les choses. Mais c’est surtout un gain de temps et d’expérience monumental. La personne peut avoir mis dix ans à maîtriser ce qu’elle te propose aujourd’hui.

C’est ça. En coaching, tu paies pour l’expérience et la boîte à outils plus que pour la solution.

C’est aussi le gain de temps que tu payes. Mais la majorité des gens ont cette inclinaison naturelle à toujours chercher le gratuit, à toujours chercher la petite réduc, à ne pas oser investir sur eux-même. Au bout du compte, il n’y a pas de surprise. Je ne connais aucun contre exemple, et pourtant je fais ce que je fais depuis des plombes. Je fais du coaching, donc des entrepreneurs, j’en ai accompagné peut être 200 ces dernières années. Et quand je dis 200, c’est en One To One, en individuel. On prend une heure sur Skype ensemble deux fois par mois. C’est facile de coacher 200 personnes si tu en prends 50 d’un coup, en faisant du webinaire, un conférence ou ce que tu veux. Mais tu te rends compte que systématiquement, et c’est pas vrai que sur les business sur internet, les gens qui ont des résultats extrêmes, c’est qu’ils savent investir dans leurs compétences. Ou simplement faire appel à des gens qui savent. Un exemple qui m’est arrivé, et j’étais con de ne pas le faire plus tôt : je bloquais depuis un an ou deux sur le fait de partir à l’étranger avec un montage légal de ma société. Essentiellement parce que j’en avais plein le cul de me faire racketter des sommes astronomiques par l’état français sur ce que je gagnais et ce que je faisais gagner à mes clients. Enfin la partie qui me revenait de ce que je leur faisais gagner. Et tu vois, il y a le syndrome de chercher de l’info gratuite partout. Finalement, tu t’embrouilles la tête plus qu’autre chose, tu stagnes, tu y passes un temps phénoménal, tu ne passes pas à l’action et, au bout du compte, tu as toujours ce truc qui te revient régulièrement dans la tête, “ah oui, je dois faire ça, et je dois faire ça”…. Tu déclares ta feuille d’impôts tous les ans, et tu te prends une sévère claque, et tu te dis “putain, si j’avais gardé ne serait-ce que la moitié de ça, j’aurais pu réinvestir”, etc. Finalement, je l’ai fait trop tard, mais j’ai fini par faire appel à un professionnel et à son équipe. Ca m’a coûté un investissement de 15.000 ou 20.000 dollars, pour qu’il me crée un plan sur mesure, en fonction de mes critères. Grâce à son expérience, grâce aux personnes sur le terrain, tout a été mis en place sans que je n’ai rien à faire. J’ai juste dû aller dans certains pays signer des papiers. Mais trois mois plus tard, tout était en place, et le problème était réglé. C’est un des meilleurs investissements que j’ai jamais fait.

Tu achètes le gain de temps, c’est ça.

Ouais, et puis les résultats. Surtout dans cet exemple là. Mais aussi en général.

Tu as animé une formation suite à ça, International (Wo)man, où tu expliques aux entrepreneurs comment se créer un système international, en fonction de où ils veulent aller, comment optimiser, etc. Il y a quelque chose de très intéressant que tu disais dedans, c’est “n’allez pas forcément chercher le 0% d’imposition, mais allez plutôt dans un endroit où vous allez vous sentir bien, qui répond à vos critères de vie, où vous allez être à l’aise, où si vous voulez, vous pourrez rentrer, ou non, chez vous, en famille”. Et je pense que tu es un des premiers que je lis qui dit ça, alors que les autres disent plutôt “Allez à Hong Kong, allez à Malte, comme ça on n’en parle plus”. Et pas une seule seconde il y a un mec ou une nana qui se dit “est ce que la qualité de vie, ça ne compte pas un petit peu?”

Après, je ne sais pas ce que font les autres par rapport à ça, et pourquoi ils le font. Peut être simplement pour donner une solution facile, clé en main, aux gens. Le problème, quand on a trop de choix, et c’est peut être le défaut de ma formation et d’un côté c’est peut être une bonne chose de parler de ça, c’est que trop de choix paralyse. Je vais te donner des exemples. Ces derniers jours,  je devais réfléchir à où j’allais le mois prochain. Je cherchais du soleil idéalement, parce qu’au moment où on enregistre ça, on est mi-novembre. Donc pour le mois de décembre je cherchais du soleil et un bout de plage. C’est pas partout à travers le monde que tu as ça au mois de décembre. Il faut aller en Asie, dans les Amériques, ou en Océanie globalement. Mais malgré ça, l’embarras du choix a fait que j’ai mis peut être une semaine à me décider. Quand il s’agit de là où on va vivre, soit parce qu’on a envie de partir à l’étranger parce qu’on en a marre de son pays, la France ou un autre, soit parce qu’on en a marre de se faire racketter par l’Etat (la France est quand même le pays au monde qui prend le plus et même les Américains, qui pourtant sont bien dosés, quand on leur dit, ils hallucinent), quand tu cherches ton endroit pour toi, la difficulté reste l’embarras du choix. C’est ça qui paralyse.

Après, pour revenir à ta question, partir pour partir, quel est le but? Je lisais d’ailleurs un truc intéressant il y a quelques jours sur un mec, un américain, qui avait fait une étude scientifique et qui avait estimé le coût de partir, et de ne plus être proche de sa famille et de ses amis. Ce coût, il l’avait évalué en argent, et ça donnait quelque chose comme 132.000 ou 135.000 dollars, j’ai plus le chiffre exact. Donc déjà, il y a ça. Mais tout ça pour dire aussi que là où tu décides d’aller, parce que tu en as marre de payer ton impôt, c’est essentiel. Si tu vas juste quelque part pour ne pas payer d’impôts, et qu’au bout du compte tu te retrouves dans une prison à ne plus pouvoir rentrer suffisamment chez toi, voir tes proches et tes amis parce que tu dois passer moins de six mois en France, par exemple et c’est souvent le cas, ou que tu dois y passer au moins autant de temps, à quoi ça sert? A la limite, autant volontairement décider de gagner moins via son activité, pour ne plus dépassez ces tranches d’impôts, et puis faire ce que tu veux de ta vie. C’est quoi le but dans ta vie? Après, c’est ma façon de voir, mais mon but, c’est pas de gagner le plus possible…

Je suis assez d’accord avec toi. Le but, finalement, c’est plus de s’acheter la liberté de pouvoir faire ce que tu veux…

Et l’argent est là pour ça. Moi je suis quelqu’un qui n’aime pas l’argent. Je suis un peu un anticapitaliste. Je serais presque de gauche s’ils étaient un peu moins cons avec leur socialisme. Je serais limite punk si ça ne partait pas autant en couilles et que ça ruinait l’état d’esprit du pays avec tous les messages à la con… Mais bref, je ne vais pas continuer là dedans sinon ça va partir en sucette… Mais ouais, à la base, je suis quelqu’un comme ça. L’argent, j’ai appris à l’aimer avec le temps, mais pas en mode gros capitaliste qui cherche à amasser. Même si bon, quand ça commence à bien marcher, que tu amasses du gros cash en poche, tu te dis quand même que c’est cool d’en avoir. Mais il faut que ça reste un outil qui te permette de te rendre la vie meilleure et pas que ça te provoque de nouveaux problèmes qui sont limite encore plus chiants qu’avant. Si c’est pour te mettre dans une prison ou t’obliger à toujours continuer à bosser comme un taré pour gagner toujours plus, à quoi ça sert?

C’est ce que je dis des fois, aussi bien dans des contenus que j’ai écrit ou à des clients que j’ai en coaching, c’est “pose toi la question du style de vie exact que tu veux, de où tu veux aller dans la vie avant de te demander combien tu veux gagner finalement”. Parce que si ton truc c’est d’être en short et en claquettes au fin fond de la Thaïlande, avec 2000 balles par mois, tu es tranquille. Si ton truc c’est les grands immeubles, les jets privés et les yachts, là on parle d’autre chose. Et les deux sont ok. Mais par contre tu n’as pas besoin de 50.000 balles par mois si c’est pour traîner à la plage en Thaïlande.

On a tous nos moments de up and down, et je t’avoue que parfois je me dis “qu’est ce que je me fais chier, à bosser une Lifestylers, plus les trois business de mes clients dont je me  charge de tout le Marketing, plus faire des coaching, plus rédiger des pages de ventes”. Vu comme ça on a l’impression que je bosse 12 heures par jour, ce qui n’est pas le cas, mais au moins 5-6 heures vraiment focus. Finalement je pourrais ne faire qu’une seule de ces choses là, et bosser 30 minutes par jour en moyenne. Ca parait peut être dingue quand on dit ça aux gens, mais bon, quand tu fais ça depuis longtemps, c’est comme tout. Quand tu fais le même truc et que tu l’as fait 50,100 ou 200 fois, tu deviens super rapide. Pour écrire un mail, ce qui est la base de mes méthodes. C’est aussi pour ça que j’arrive à gérer autant de projets en même temps, c’est parce que je vais juste au plus simple et que tout le reste, je le zappe.

J’ai un peu la même stratégie que toi. Je me dis toujours que si j’enlève le coaching qui me prend pas mal de temps dans la semaine, et que je me contente de faire mes formations en ligne, de faire des mailings etc, tu peux te dire que tu travailles une à deux heures par jour. Avec un petit pic de temps en temps quand tu as vraiment une grosse formation à créer. C’est tout à fait possible, pas en trois jours, mais c’est possible.

A terme, oui. Au début, forcément, t’as plein de gens qui pensent au bouton magique et qui croient que c’est la teuf. Au début, ça demande du taff, ça demande du temps, ça demande de la persistance, un minimum de bon sens, etc. Et c’est limite pas à la portée de tout le monde, même si c’est pas méchant non plus.

Mais c’est la somme des petites actions qui fait la vraie différence sur le long terme.

Ce qui paie le plus, c’est la régularité, la persévérance. C’est comme des intérêts composés. Tu finis par arriver à un moment où tu te dis “mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter autant”. Des fois, quand tu lèves avec la tête du guidon, que tu analyses où tu en es dans ta vie, professionnelle notamment, dans ton business, à un moment T, tu te dis “putain c’est juste dingo, c’est un truc de fou”. Et en même temps, combien de personnes  sont prêtes à oser se lancer, à prendre ce qu’il y a à prendre, y compris les trucs les moins excitants comme les bases, le positionnement, le ciblage, comment se différencier, le copywriting? Bref, les trucs qui sont pas les plus sexy mais qui sont ce qui rapporte clairement le plus à moyen et long terme. Et puis après, il faut simplement être régulier. Petit à petit, tu as de plus en plus de clients, tu as le bouche à oreille qui se déclenche, et au final tu ne te rends même pas trop compte que tu as franchi les paliers.

C’est la théorie du bambou. J’avais lu ça une fois sur internet, je ne sais plus où. Ca disait en gros que le bambou, pendant quatre ans tu l’arroses tous les jours, tu te fais chier, etc, et le truc, il pousse de trois centimètres. Et la cinquième année, sans savoir pourquoi, alors que t’as rien changé à tes habitudes, le bambou prend quatre mètres.

Ca prend moins de temps que ça pour avoir du bambou dans mon jardin! (Rires)

Je pense qu’il avait grossi le trait dans le truc pour faire leur analogie.

Mais ouais, c’est exactement ça…

C’est exactement ça, la régularité. Du coup, pour rebondir sur la régularité, toi, tu es sur Lifestylers.fr et tu fais les mailings quotidiens, tu envoies un mail tous les matins, sauf le weekend si je ne dis pas de bêtise.

Je prends mes weekends quand même! Pour les trois business des clients dont je me charge du Marketing, même chose, cinq mails par semaine.

Ce qui m’intéresse par rapport à ce mail quotidien, ce sont les notions de branding, de relation avec les gens avec qui on parle, d’image de marque, de storytelling, d’émotion. Parce que finalement, tu crées un rendez-vous journalier dans la tête des gens et dans leur vie. Il y a deux jours j’étais au téléphone avec quelqu’un qui me disait “tous les matins, avec mon café, je lis Le Monde, et je lis ton mail”. C’est assez hallucinant…

Tu lui as répondu que lire Le Monde ça ne servait à rien? (Rires)

(Rires) Non, je ne voulais pas la braquer… Mais tu crées une relation tellement forte en terme de branding. Beaucoup plus importante que tous les outils de branding et de positionnement que tu pourrais utiliser en écrivant aux gens tous les jours. Parce qu’en fait, ton message, et ce que tu as à raconter, rentre vraiment dans la tête des gens, dans leur quotidien. Est-ce que c’est quelque chose que tu as voulu, ou est-ce que c’est une conséquence d’un outil que tu utilises?

Non, c’est voulu. C’est en partie une analyse de comment réagissent les gens, de la psychologie humaine. Je pourrais te raconter 50.000 trucs là dessus, mais prenons un premier exemple déjà, et après on fera le point. Imagine que tu as un problème qui te revient régulièrement en tête, mais que tu ne résous pas. Tu y penses de temps en temps. Par exemple, toujours mon idée de repartir à l’étranger, de faire un montage fiscal bien optimisé, bien légal, bien comme il faut. Ou n’importe quoi, n’importe quel problème que chacun puisse avoir. Donc, déjà, le simple fait d’envoyer un contenu tous les jours, même un simple mail, pas forcément très long, ça peut aider. Et ça rejoint ce qu’on disait tout à l’heure, on peut jamais trop parler aux gens de leurs problèmes. Parce que c’est un sujet qui les intéresse. Après le but, c’est pas non plus de les déprimer, ou leur donner envie de se tirer une balle tous les jours. Mais tu leur parles régulièrement de ce qu’ils peuvent faire, de ce qu’ils font pas bien, tu leur montres que c’est possible, tu les inspires, ou tu leur montres simplement un témoignage client. Ou si tu leur parles d’un truc spécifique, tu leur dit quoi faire. Pas forcément comment parce que ça tu le gardes pour le produit ou pour ce que tu vends, mais ça c’est encore autre chose. En gros, tu leur parles de façon cool avec ta personnalité à toi, ça c’est super important, exactement comme tu parlerais à ton meilleur ami, qui est exactement dans le même cas que tes clients idéaux à qui tu écris. Si tu fais ça, à part si les gens ne peuvent pas piffrer ta personnalité, si ton contenu est intéressant et que tu leur parles de choses qui les intéressent, tu ne peux jamais trop leur en parler, donc tu peux jamais trop leur envoyer de mails.

Ce qui va se passer derrière, c’est qu’ils ont déjà un problème. Ils sont clairement conscients d’avoir besoin de résoudre ce problème. Et le simple fait que tu leur en parles tous les jours va les agir plus vite pour le régler. Parce que tu le rends encore plus présent dans leur esprit, même si c’est de façon très soft et très détournée finalement. C’est bien pour toi parce que tu vends beaucoup plus vite à cette personne qu’autrement, en n’écrivant pas tous les jours. Et puis c’est bien pour la personne à qui tu écris tous les jours, parce qu’elle règle son problème et que tu peux bien plus vite lui transformer positivement la vie, quelle que soit ta thématique, quel que soit le problème que tu résous? Parce que justement, elle trouve une solution bien plus vite qu’elle ne le ferait autrement.

Tu dis un truc très intéressant, c’est que tu ne parles jamais assez du problème d’une personne. Et donc tu ne lui enverras jamais trop de mails. J’ai lu récemment quelque chose sur un mec qui fait du Marketing email aux Etats Unis, Ben Settle, qui sur un lancement a envoyé, je crois, 9 mails dans la journée. Je pense qu’il y a des gens qui se barrent, mais il s’en fout, c’est pas ses clients type, et effectivement, il apporte un truc à chaque fois.

Il a complètement raison là-dessus, moi je l’ai fait souvent. Pas trop Lifestylers.fr, mais plus pour mes clients dont je me charge du Marketing, quand on vend un gros produit ou un truc affilié. L’idée m’est notamment venue de ce gars-là, le copywriter américain. Pour un lancement qui se terminait un dimanche, ça m’est arrivé d’envoyer 11 mails le dernier jour. Le truc, c’est de ne surtout pas envoyer un mail du style “Salut, il est 9h, ça ferme à minuit, il ne te reste plus que 24-9=15 (parce qu’on est bons en maths quand même), donc 15 heures pour acheter, profiter du tarif de lancement et récupérer les bonus offerts avant que ça ferme”. Et puis une heure plus tard, de leur renvoyer ça encore. Non, ça, forcément, ça saoule les gens. Mais mets simplement ça, et à la fin tu glisses une réponse à une question que quelqu’un a posé, un exemple d’utilisation qu’on peut faire de ton produit, ou une anecdote sur comment ça change la vie des gens, ou leur parler de leurs problèmes là encore…

L’infotainment

Voilà, mélanger information et  divertissement de façon digeste, pas du contenu pur et dur en mode tuto chiant comme la mort. C’est le genre de trucs qu’on aime bien consulter de temps en temps : le bel article de blog de 3.000 mots, qui te dit tout étape par étape. Mais des contenus comme ça, combien de fois dans l’année tu as envie d’en lire? Après t’as mal au crâne. Qu’est ce que tu as envie de faire? C’est de passer un bon moment. Moi j’ai un exemple qui me parle bien là-dessus, c’est les émissions de télé. En France, ceux qui ont inventé l’infotainment, par exemple, c’était Nulle Part Ailleurs, l’émission de Canal+ à la grande époque de Gildas, De Caunes, les Guignols, etc, que tout le monde connaît. Plus récemment, c’est les trucs de Ruquier, je ne sais plus comment elle s’appelle son émission.

On N’Est Pas Couchés

Ouais, c’est ça, ou Ardisson même un peu avant. En gros, qu’est ce qu’ils font ces gens là? Ils arrivent à te faire regarder une partie d’émission où l’invité c’est un politique dont tu n’as rien à foutre, ou un scientifique qui va te parler d’un truc obscur, dont t’en as rien à secouer, ou je ne sais pas quel théoricien religieux. Mais il y a de l’humour, il y a des vannes, il y a des fois des côtés un peu provoc. En gros, ils mélangent quoi? De l’information, des sujets qui ne sont peut être pas faciles à digérer, à appréhender si t’es pas intéressé, avec un côté fun. Et finalement, le cocktail, il est explosif! Ce qui fait que tu as tendance à vouloir regarder, même sur un sujet qui à la base est trop complexe pour toi, ou qui ne t’intéresse pas, que tu ne connais pas, etc. Et du coup, ils arrivent à te faire regarder ça. C’est exactement le même principe avec mes techniques de mailing.

Effectivement, je l’ai déjà vécu ce truc là. Je n’ai plus la télé, mais ça m’arrive de la regarder de temps en temps, quand je rentre en famille ou quand je veux mater une rediff. Et des émissions comme On N’Est Pas Couchés arrivent à mélanger la promotion d’artistes, donc des trucs indigestes dont presque tout le monde se fout à part leur femme, avec des blagues et tout. Et finalement tu finis par regarder cette émission, où le mec est venu pendant 45 minutes pour te vendre sa sauce, juste pour voir comment il va se faire attaquer par les mecs autour.

C’est carrément un exemple de vente, sans en avoir l’air. De vente, sans vendre. C’est exactement la même chose quand tu fais de l’infotainment dans tes mailings. Ou du storytelling en mode soft, et qu’à la fin du mail que tu envoies chaque jour, tu glisses simplement un lien, “tiens, d’ailleurs, si ça t’intéresse, regarde cette page”. Ca peut être aussi simple que ça. Tu leur parles d’un truc intéressant pour eux, qui les inspire. Toi tu les surprends un peu tous les jours. Tu ne fais jamais vraiment la même chose, pour garder le côté accro. Et ce qui est génial avec ce système, c’est que si tu fais ça bien, les gens deviennent accro à tes mails, et les ouvrent tous. Et ça fait une grosse différence par rapport aux mails qu’on reçoit en mode pitch de vente agressive, où très vite on n’a plus envie de les ouvrir.

Ouais, tu sais ce qu’il va y avoir dedans, donc finalement tu ne l’ouvres qu’une fois de temps en temps quand tu n’as que ça à foutre, et c’est fini.

Voilà, ou si le titre te parle vraiment et correspond vraiment à ton problème, à la limite. Ou si ça suscite ta curiosité.  Mais le plus simple pour réussir à vendre, c’est quand même que les gens te lisent, ou regardent tes vidéos si tu fais ça en vidéo. Sinon ils ne vont pas voir les liens vers tes pages de vente. D’où le fait que ça marche autant. Et que ça surprenne autant de gens quand j‘en parle! Parce qu’avant par exemple, pour les clients dont je me chargeais du Marketing, un peu comme tout le monde, j’ai cherché à tout optimiser pour rentrer dans la technique marketing pointue, la segmentation, du “si les gens voient ça, derrière, tu leur montres tel truc”, du retargeting… Bref, vraiment tout ce que tu peux mettre en place dans un système, pour en faire une usine à gaz, pour gratter un petit micro pourcent de conversion par ci par là, puis un autre ici, puis un autre ici, pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

J’ai fait ça parce que c’est des deals. Quand les gens te contactent, ils font déjà tant de chiffre d’affaire. Ils t’appellent parce qu’ils ont entendu parler de toi, que t’as pas l’air mauvais en Marketing, et qu’ils veulent, par exemple, doubler leur chiffre d’affaire. Donc quand tu rentres dans un deal comme ça, tu fais tout ce que tu peux pour doubler, voire plus, leur CA. Un jour j’ai arrêté ça pour eux, et je suis simplement passée au mailing quotidien comme je le fais aujourd’hui. Pour les trois clients pour qui j’ai fait ça (c’est les mêmes depuis des années maintenant, j’en change plus et j’ai pas le temps d’en prendre d’autres) on a tous explosé leurs résultats. Donc en passant d’un système ultra optimisé, une vraie usine à gaz prise de tête, à un truc qui est le tunnel de vente le plus simple que tu puisses faire finalement, tu amènes du trafic sur une page. Pour que les gens s’inscrivent. Et peu importe quand ils s’inscrivent, ils commencent à recevoir le mail que tu envoies le lendemain, et ainsi de suite. Et à la fin, tu fais un simple lien vers un de tes produits, ton abonnement, ton coaching…

Ce que tu as envie de vendre quoi… Tu disais dans ton mail de ce matin qu’on peut même vendre des chaussettes avec ça. Je suis d’accord parce qu’en fait, si tu racontes des histoires de chaussettes à des gens qui veulent entendre des histoires de chaussettes, ils seront contents de lire tes histoires et ils auront envie d’acheter tes chaussettes. C’est tellement con quand tu le lis, mais oui en fait, complètement.

Bah ouais, les chaussettes, niveau Marketing, c’est pas ultra sexy de vendre des chaussettes. A la limite, des bas, mais c’est encore autre chose! (Rires) Mais ouais, si tu le fais en sachant bien à qui tu t’adresses, et que tu ne cherches pas à vendre des chaussettes à tout le monde… Mais comme je l’expliquais dans le mail de ce matin, qui n’est plus ce matin pour toi qui regardes, mais je pense que tu avais saisi! (Rires)

Ce matin, où on enregistre l’interview…

Pour ne pas se paumer dans l’espace spatio-temporel et surtout temporel. Mais bref, des chaussettes, par exemple, tu peux en vendre aux joueurs de tennis. Mais ça ne va pas être les mêmes chaussettes ou les mêmes bénéfices, que va chercher le gars qui joue au tennis. En partant de ça, tu peux vendre des chaussettes complètement différentes à un bûcheron qui passe sa vie au Canada, à se les geler les pieds dans la neige. Et donc, en gros, tu cibles, tu niches à qui tu veux vendre ton type de chaussettes précis. Tu leur parles simplement de leur life, et à la fin, tu fais un simple lien en leur montrant les bénéfices de tes chaussettes, qui leur donne envie d’aller commander. Tu peux leur envoyer des mails tous les jours à leur parler de leurs pieds. Si tu le fais avec un petit peu d’humour, ou en leur parlant de leur vie, en utilisant du storytelling, le fait de raconter des histoires ou n’importe quoi, tu peux vraiment envoyer des emails qui vendent des chaussettes tous les jours sans jamais saouler les gens. Avec les bonnes méthodes bien sûr.

Et le plus beau, c’est que plus t’es toi-même, plus t’es trash, comme tu es vraiment au fond de toi, et plus ça va fonctionner. Ca aussi je l’ai vu, des gens qui veulent être trop lisses, des gens qui n’osent pas être eux-même, qui se disent “mais qu’est ce que les gens vont penser”. Je leur réponds toujours “de toute façon, tu ne feras pas plaisir à tout le monde, t’es pas un pot de Nutella, on s’en fout, au pire, les gens qui ne t’aiment pas, bah qu’ils se barrent, c’est pas grave, c’est pas à eux que tu veux parler.”

De toute façon, ceux qui ne t’aiment pas, ils n’achèteront jamais. La meilleure recette pour réussir à ne pas fidéliser une audience, c’est de faire comme tout le monde et d’être trop lisse. Après, l’erreur, c’est de suivre le contenu de quelqu’un que tu aimes bien et qui t’inspire vraiment, comme quelqu’un qui pourrait suivre tes mails ou les miens, et chercher à faire la même chose. Parce qu’on a tous des personnalités différentes. Faut pas faire du trash comme moi je le fais parfois, juste parce que je le fais. Si c’est pas ta personnalité, fais autre chose. Le truc, c’est d’être 100% soi-même. Pour reprendre l’analogie de la musique, ou même des acteurs, c’est d’être un peu comme un performeur, donc de prendre ta personnalité, en faisant exprès de l’exagérer de 5 ou 10%. Tu en rajoutes un petit peu. Pas des caisses. Mais plutôt que de te censurer, de chercher à faire le truc trop politiquement correct, tu en rajoutes un petit peu. Pas un truc trop propre sur lui qui saoule tout le monde et qui n’intéresse personne, parce que voilà, tu n’as pas ce truc qui fait vibrer les foules, ça ne fascine pas les gens, c’est du comme-on-a-vu-partout, au contraire, tu en rajoutes un petit peu. Tu vas limite un poil dans le cliché sur ce qui te différencies des autres.

C’est drôle à faire donc ça devient une habitude pour toi, et du coup tu t’améliores et ça devient plus agréable pour les personnes qui te suivent, et ainsi de suite. C’est un cercle vertueux.

Et puis tu arrives même au stade, où quand tu le fais depuis un petit moment, ça te manque quand tu n’écris pas.

Ouais, carrément! Ca fait quelques temps maintenant que je fais ça aussi, que j’envoie des mails tous les jours. Quand je sais que je n’aurai pas le temps, j’en fais un la veille. Et quand je me lève le matin, je suis pas bien, il manque un truc. Je suis là avec mon café et je tourne en rond, je traine sur Facebook et je me fais chier, alors que j’ai pris l’habitude d’écrire.

Mais toutes ces choses-là, c’est difficile à comprendre tant qu’on ne l’a pas expérimenté nous-même. Le fait que tu dises, ou que des mecs qui vendent des trucs sur le Marketing te disent que si t’écris pas tous les jours, ça va te manquer. Si tu prends quelqu’un qui est extérieur au truc, il doit se dire “mais ils ont craqué, ils cherchent à me vendre leur came ces gens-là.” Bah non. C’est comme le fait d’écrire tous les jours, tu te rendre compte à quel point ça peut vendre. Même si on te le dit, il faut que tu l’expérimentes toi-même. C’est pour ça que moi je recommande toujours aux gens qui veulent tester de le faire au moins pendant 30 jours. C’est pas forcément la méthode qui permet de vendre le plus, le plus vite. Si tu veux vendre, si tu veux encaisser un max de cash, en très peu de temps, c’est pas ça que je ferais.

Ouais, il y a d’autres solutions. Aujourd’hui on sait, avec du gros achat de trafic, avec une landing page hyper optimisée, ça va plus vite. Mais tu ne crées pas sur la durée, tu ne crées pas un échange avec une audience.

Le fait de créer une audience, c’est multiplier les conversions. Proposer des nouveaux trucs sur la durée, les rendre fan de ce que tu fais, transformer positivement la vie grâce à des trucs qui résolvent leurs problèmes, les aider à atteindre ce qu’ils désirent plus que tout, c’est multiplier les conversions. Et c’est là que tu commences à atteindre des chiffres d’affaire hors normes. Tu as besoin de nettement moins de monde pour atteindre des beaux CA.

Tout à fait, oui. Tu peux faire des trucs extraordinaires sur des petites audiences…

Surtout si tu bosses sur une petite thématique. C’est le meilleur moyen d’optimiser le truc.

J’écoutais la vidéo d’un gros Marketer, qui est l’un de tes clients d’ailleurs, et qui disait dans une vidéo…

Par contre, fais gaffe, si c’est un gros, faut pas que tu cites son nom. C’est qui le gros? (Rires)

Personne n’est gros ici (Rires). Donc il disait dans une vidéo qu’il était sur un truc de infoprenariat aux Etats Unis, et qu’il a vu des mecs qui vendaient des infoproduits sur comment faire des courses de furet. Et là, tu vois quand même que sur des toutes petites niches, il y a des trucs à faire. Et c’est extraordinaire. Ca me fait beaucoup rire de me dire que tu peux vendre n’importe quoi, il y a des gens qui le veulent. Y a des gens qui sont intéressés par ce petit truc, très extrême, que toi tu kiffes, et eux ils le kiffent aussi, et tu pourrais, en soi, lancer un business là dedans.

Si c’est une thématique qui répond soit à des problèmes qu’ont les gens, soit psychologiques, soit de santé, soit des trucs qu’ils veulent régler dans leur vie, ou dans leur activité, ou des thématiques qui correspondent à leurs aspirations de vie. Le fait de changer, de rencontrer la nana de ses rêves, en étant timide, et ne pas oser aborder les nanas comme c’est par exemple dans la thématique de la séduction, ou des trucs qui sont des thématiques-passions comme tu viens de citer l’exemple des trucs de furets. Il y a des gens qui sont passionnés de trucs bizarre, il faut l’avouer, mais à partir du moment où ils sont passionnés,ils seront toujours intéressés par ça. Donc sur la durée, tu peux leur vendre des trucs longtemps. C’est un bon critère pour se lancer là-dessus si toi aussi ça t’intéresse. Et que t’es pas trop sensible des narines (Rires)…

Tout ça, toi, tu l’enseignes tous les mois en dehors de tes formations, dans des formations papier, ça s’appelle le Marketing Master School. Pourquoi papier?

Parce que c’est le meilleur format pour énormément de choses. C’est le meilleur format pour rendre les gens accro. C’est dur de leur faire tester au départ, parce que généralement, on veut le truc qu’on reçoit tout de suite. Parce que, forcément, le truc va être expédié par la poste la semaine prochaine. Mais tu vois, quand t’es entrepreneur, et qu’en plus tu bosses sur le web, t’es déjà pas mal de temps devant un écran. C’est ton cas, c’est le mien, c’est le cas de plein de gens. Et en parallèle, on a tendance à acheter beaucoup de produits qui se retrouvent très vite au fin fond de notre disque dur et qu’on va jamais regarder, utiliser, voire même jamais ouvrir. Alors qu’une formation papier, t’as pas mal l’effet cadeau. Les gens ne reçoivent plus rien de cool dans leur boîte aux lettres de nos jours. Même les cartes postales, plus personne n’en envoie quasiment. Donc quand tu reçois l’enveloppe, tu es excité de voir ce qu’il y a dedans. Et le format papier, ça traîne quelque part chez toi, tu peux l’emmener facilement, même en voyage. Tu peux aussi prendre des notes dessus. C’est bien pratique pour apprendre. Et d’un côté, tu as une relation qui est complètement différente vu que c’est un objet physique. Tu consommes plus le contenu, tu es plus à même d’utiliser le produit, justement parce qu’il est toujours là, pas très loin, sur ton bureau, ou sur ton étagère. Ou tu peux lire ça tranquillement dans ton lit le soir. Comme tu veux quoi…

J’écoutais y a pas longtemps une interview de Benoît Wojtenka de Bonne Gueule, qui était un blog à la base, et qui maintenant est une marque de vêtements nationale…

Ouais je connais bien, c’est un jeune padawan de la Marketing Master School aussi Benoît.

Et qui était chez Olivier Roland et qui disait “les infopreneurs, si vraiment je peux vous dire un truc, passez le cap du produit physique”. Et il disait, “ça peut être un beau livre, un objet”. Et quelque part c’est ce que tu dis. Tu transmets quelque chose de physique, qui va rester chez les gens, peut être qu’ils vont stocker, qu’ils vont garder, qu’ils vont s’approprier, prendre des notes, tester des trucs et tout. C’est complètement différent de ces dizaines, centaines d’ebooks, de formations audios, vidéos, qu’on a, qu’on va peut être consulter, ou peut être pas. Et une fois sur deux, on les a achetés parce que sur les six modules, il y en avait un qui était absolument important pour nous. Et le reste on s’en fout donc ça traîne. Alors que ce que tu reçois en papier, c’est vrai que tu vas le lire. Ca arrive dans ta boîte aux lettre, tu l’as dans les mains, et ce que tu fais, tu prends un créneau, tu prends le temps de le lire. Je trouve ça hyper intéressant.

Non seulement tu vas beaucoup plus consommer l’information sur le coup. Dès le jour où tu le reçois, tu vas tout lire une première fois, c’est le cas de beaucoup de monde. C’est mon cas. Les seules formations que je paie encore, c’est des trucs comme ça, chez des ricains qui envoient des formations papier. MAis d’autre part, tu vas aussi être beaucoup plus tenté de revenir dessus. Parce que justement, si tu reçois une formation papier mensuelle, comme c’est le cas des membres de ma Marketing Master School, au bout de quelques mois tu en as plusieurs sur ton bureau. A partir du moment où c’est près de toi, tu les revois, c’est tout con psychologiquement, mais tu es plus à même d’en reprendre une et de te replonger dedans pour te rafraîchir la mémoire. Ou de réutiliser des informations ou de retrouver plus facilement une information : “ah tiens, il en avait parlé dans l’édition du mois de juin, j’ai besoin de mettre ça en place pour mon business. J’ai juste à reprendre le truc et à me remettre dedans”. Et souvent, notamment en Marketing, les trucs qui sont les plus gros Game Changer, qui nous aident à exploser nos résultats, à franchir des paliers, mais c’est des trucs, pas forcément ce qu’on découvre. Mais plutôt les trucs sur lesquels on a besoin de repasser plusieurs fois. Moi, les livres ou les séminaires qui m’ont le plus aidé, que ce soit il y a dix ans ou le mois dernier, c’est des trucs que j’ai suivi dix fois. J’ai réécouté le bordel dix fois, ou j’ai relu le bouquin dix fois.

C’est ça. A chaque fois que tu passes un palier, tu repasses dessus, et donc tu apprends quelque chose de différent, donc tu comprends autrement, tu l’appliques différemment, et tu as des effets qui sont de plus en plus importants. Et on a tous des livres comme ça qui sont des bibles qu’on relit tout le temps. Que ce soit sur le copywriting ou autre.

Ouais bien sûr. C’est pour ça que je préfère le format papier plus que tous les autres. J’aime bien l’audio aussi, qui est pour moi le deuxième meilleur format, dans le sens où là encore, il ne t’oblige pas à être la tête devant un écran. Et tu peux écouter ça un peu comme tu veux. Au début, je me formais énormément pendant les soirées où j’avais rien de spécial à faire, où j’étais tout seul etc, – parce que je déconseille aux gens de faire ça avec leur gonzesse ou leur mec, ça va un peu les saouler (Rires) – je faisais une petite playlist de 2 / 3 formations et je les réécoutais le soir. Généralement, tu finis par t’endormir dessus, tu mets ça pas fort. Qu’est ce que j’ai appris en faisant ça!

Il y a beaucoup de gens aujourd’hui qui font de la vidéo parce que tu vois les personnes, y a un niveau de proximité qui est différent. Dans mon cas perso, je consomme très peu de vidéos longues, j’ai pas le temps d’être une heure devant mon ordi à ne faire que ça, parce que j’ai d’autres choses plus importantes. Par contre je consomme énormément de podcasts longs, de livres audios. Quand je suis en train de marcher d’un rendez vous à un autre, quand je vais courir, ça ne m’empêche pas du tout de courir et de prendre du plaisir à le faire en écoutant un podcast ou une formation. Ou quand des fois tu es dans un endroit où il y a du monde et tu ne peux pas sortir un bouquin ou prendre ton ordi, mais tu peux avoir tes écouteurs… Du coup c’est un truc que tu vas consommer beaucoup plus facilement en fait.

Et donc tu as beaucoup plus de chances de progresser, quel que soit le domaine, et d’appliquer ce que tu découvres. Ca te change la vie!

C’est bien, ça : écouter des choses pour que ça change votre vie!

Au bout du compte c’est hyper important pour ceux qui bossent sur le web. Qu’est ce qu’on fait? On vend une transformation dans la vie des gens, une transformation positive. Ca peut être un truc tout con. Quelqu’un a son appart infesté de puces, tu vois, un chat qui ramène plein de puces, et qu’on apporte une solution, c’est une transformation positive. Légère, mais mine de rien qui résout un gros problème qui est pénible et urgent. Ca peut aussi être : tu te transformes de quelqu’un qui n’a pas du tout confiance en toi en quelqu’un qui est beaucoup plus à l’aise. Ca change positivement et complètement ta vie. Si tu pars de zéro sur le web et que tu arrives à monter à, ne serait-ce que 5.000 ou 10.000 euros par mois de chiffre d’affaire, ça change ta vie.

On parlait avant de gagner du temps, moi je parle beaucoup d’en retrouver. Je vois des entrepreneurs qui s’enferment dans des sortes de prisons dorées. Effectivement ils gagnent de l’argent, mais ils travaillent 14 heures par jour. Je ne suis pas sûr que ce soit le sens de la vie, mais après ça c’est mon truc perso. Si tu avais un conseil à donner aujourd’hui pour gagner du temps à un entrepreneur, tu lui dirais quoi?

Un seul?

On peut en donner douze, mais après ils vont vouloir appliquer les douze et ils vont partir dans tous les sens, et c’est pas ça qu’on veut.

Déjà, savoir clairement quelle est la tâche la plus importante. Celle qui a le plus d’impact pour leur activité. La ou les quelques tâches. Et essayer des les réduire les plus possible. Par exemple, si je prends juste Lifestylers.fr, c’est écrire mon mail chaque jour, écrire ma formation papier, enregistrer une formation en début de mois parce que je file ça aussi dans la Marketing Master School à mes clients. C’est mes seules trois tâches importantes. Donc qu’est ce que tu fais quand tu te réveilles? A quel moment tu es content de ta journée? C’est quand tu as fait ces quelques tâches là. Le reste, c’est en plus si t’es motivé, c’est si tu as une idée, si t’es inspiré, etc. Après, je sais pas si c’est pour gagner du temps. Mais un des meilleurs conseils que je puisse donner aux gens, et c’est dans un souci d’efficacité, donc de gain de temps, c’est de travailler à l’enthousiasme. Pour s’y mettre facilement. C’est un credo sur lequel je vis depuis que j’ai découvert ça. Souvent on a tendance à remplir deux types de listes. Des To Do Lists (les listes de tout ce qu’on a à faire), et des listes d’idées qui nous viennent. Moi je suis beaucoup plus intéressé par la liste d’idée. Tu prends ta douche, t’es en train de courir, t’es dans ton jardin, tu voyages, tu fais n’importe quoi, et t’as une bonne idée qui te vient. Lancer tel produit, faire un mail sur tel truc, ou parler de ça, etc. Et le matin, tu regardes le matin ta liste de bonnes idées, et tu prends simplement, dans le lot, celle qui t’enthousiasme le plus sur le moment, ce matin là précisément. Ca te permet de bosser à l’enthousiasme, de faire le truc qui te branche le plus. Parce que des bonnes idées, tu en as peut être noté 10 ou 20. Prenons juste l’exemple de l’email. Tu as peut être noté 10 idées de mail que tu veux faire. Mais rien qu’en regardant ta liste, il y en a un que tu as plus envie de faire, que tu as plus envie de rédiger tout de suite. Du coup tu prends simplement celui-là, et tu le rédiges. Ca te permet non seulement de faire un truc qui est bien plus qualitatif, parce que forcément quand on est plus enthousiaste sur un truc, on y met plus de coeur et les gens le ressentent. Donc en terme de qualité c’est meilleur. Et en plus, ça rend le processus de s’y mettre beaucoup plus facile parce que le plus dur c’est ça. On procrastine tous, on est humain. C’est humain de procrastiner, on le fait tous. Le plus dur c’est juste de s’y mettre. Un mail, à partir du moment où tu as écrit les trois premiers mots, c’est bon, ça vient tout seul.

Ouais, c’est ça. C’est un muscle. Une fois que tu commences, ça vient.

Enregistrer une vidéo, c’est pareil. Le plus chiant, c’est de brancher la caméra et de se dire “je m’y mets”.

Ok, c’est pas mal comme conseil. Si tu avais un livre que tu devais garder? Je pense que c’est une question qu’on t’a posée un million de fois, mais elle est importante, donc je vais te la reposer.

Un peu moins d’un million (Rires). Je vais essayer de changer. Après ça dépend. Si je devais n’en garder qu’un, ou si je devais n’en conseiller qu’un. C’est pas forcément la même chose.

Effectivement, ça ne s’adresse pas aux mêmes personnes, au même moment.

Si je devais conseiller un bouquin… Y a un bouquin que je conseille toujours dans les interviews quand on me pose la question pour débuter dans le copywriting. C’est forcément la compétence qui rapporte le plus, parce que c’est important, même pour les publicités Facebook. C’est ce qui va te donner le plus d’impact, ça va être ton texte, donc le copywriting. Après, les techniques de publicité en tant que telles, c’est des multiplicateurs, mais si ton message n’interpelle pas le gens et ne donne pas envie de s’inscrire…

Oui c’est ça. Tu peux faire tous les textes du monde, mettre tous les budgets du monde, cibler au mieux, si ton message est pourri, personne ne cliquera dessus.

Pour toucher des gens qui ne te connaissent pas encore, créer une audience et trouver des clients, il faut être capable d’accrocher leur attention. C’est du copywriting. Savoir créer une accroche ou un titre qui donne envie de cliquer pour qu’ils te découvrent la première fois. Puis qu’ils s’inscrivent. Bref, je ne vais pas faire toute la liste de tous les copywritings. Donc un (bouquin) que je recommande beaucoup pour débuter, c’est The Boron Letters, d’un copywriter de légende décédé maintenant, qui s’appelle Gary Halbert. Je recommande toujours celui-là parce qu’il est vraiment écrit comme un roman. Quand il était en taule, il écrivait des lettres à son fils pour lui apprends tout ce qu’il savait. Ca se lit de façon très simple, y a quasiment tout le plus important dedans, et c’est une excellente introduction au copywriting, contrairement aux livres, peut être encore meilleurs, mais qui sont plus techniques, et qui demandent déjà d’être intéressé par le truc. Si tu commences par ça, tu risques d’être un peu découragé. Alors que si tu es passé par les bases, là tu auras envie de creuser.

C’est vrai que si tu donnes un livre comme Breakthrough Advertising à quelqu’un qui débute complètement, c’est un peu lourd, un peu obscur. Alors que c’est un livre, une fois que tu as les mains dedans et que tu commences à tester des trucs, tu le lis et c’est génial.

Et puis ça, c’est typiquement le livre que tu dois lire dix fois.

Parce que tu te rends compte que des machins des années 1920, 1930 sont encore utilisables aujourd’hui. Il faut juste adapter au niveau de la temporalité, mais tu peux encore faire des trucs dingues. C’est rigolo.

En même temps c’est tout bête, et c’est pour ça que je suis aussi fan de copywriting, sans que les gens me prennent pour un monomaniac absolu (Rires). Mais quand tu y réfléchis, les techniques, la technologie, tout change à une vitesse hallucinante et non-stop, sans cesse. Il y a 20 années et quelques, il n’y avait pas internet, y avait pas ceci, y avait pas celà. Il y a toujours des nouvelles technologies qui changent sans arrêt. Le seul truc qui ne change quasiment pas, ou très très lentement en comparaison, c’est le cerveau humain, la psychologie des gens. Donc si tu apprends ça, non seulement c’est le truc qui rapporte le plus, mais en plus c’est ce qui change le moins. Donc ça vaut vraiment le coup de vraiment creuser là dedans parce que ça te servira toute ta vie. Même si le business sur lequel tu bosses aujourd’hui se pète la gueule, même si demain tu as envie de complètement changer  de thématique, de secteur d’activité, voire de mode, ou de système que tu utilises, des mails, des webinaires, peut importe, on s’en fout, si tu es bon en persuasion, en copywriting, tu peux jamais crever de faim.

Et tu peux recommencer à zéro demain, ou prendre la main sur quelque chose qui pèse déjà des millions, ça change rien. Tu auras toujours de quoi faire. Et puis ça devient un jeu. Ca aussi il faut en parler un minimum. C’est presque plus une histoire d’argent, mais un genre de Lego. “Est ce que je peux le faire? est ce que ça je peux le faire?”

Ouais, ça peut. Il y a pas mal de gens qui disent que j’aime bien cette image là, qu’au bout d’un moment, ce que tu gagnes c’est plus des points que des euros. Ou tu vois les euros comme des points. Et c’est pas faux.

J’ai vu cette analogie avec les points chez une personne qui est dans la Marketing Master School, Antoine BM. Il en parlait récemment, parce que lui aussi c’est mis à l’email quotidien, et il disait que l’entrepreneuriat c’est un jeu avec des points. Et avec tes points, tu fais des trucs cool.

Ouais j’ai déjà vu ce message, enfin cette image, pas mal de fois. Mais ouais, il se débrouille bien le petit Antoine. Je lui avais demandé à ce qu’il m’inscrive à sa mailing list pour que je regarde un petit peu de temps en temps. J’en ai vu quelques uns et il se débrouille bien. Avec son ton à lui, sa personnalité à lui, son ciblage à lui, qui va peut être être un petit peu différent de ce que je fais moi, ou de ce que tu fais toi, mais c’est la clé. Je ne suis pas surpris que ce soit son truc. Je pense qu’il a découvert son truc, et je serais surpris qu’il change.

Il ne reviendra pas en arrière, je ne pense pas. Et lui c’est intéressant parce qu’il a fait du blog, il a fait du podcast, il a fait de la vidéo, il a fait plein de trucs, et là tu sens que soit en terme de résultats, mais surtout en terme d’éclate, qu’il a trouvé son truc.

Il y a des gens qui n’aiment pas écrire. Pour eux, ça va pas être le meilleur système. Mais il ne faut surtout pas croire qu’il y a besoin d’être Baudelaire ou je sais pas qui. Surtout pas. Au contraire, c’est l’inverse. Tu va écrire avec des mots simples, avec des mots qu’utilisent des gens sur ta thématique, virer le jargon autant que possible, tu écris comme à un pote ou à ta grand mère. Et encore, ta grand mère, tu lui écrirais peut être de manière plus policée. Mais je connais personne qui s’est mis au mailing quotidien et qui en est revenu. Personne. Pour les gens qui se sont lancés sérieusement dedans. C’est comme tout, tu as toujours des gens qui n’ont pas la mentalité pour réussir, qui découvrent un système et qui disent “ouais, ça doit être le truc magique, j’achète une formation et je teste”. En fait ils essayent juste à moitié pendant une semaine, ils ont pas encore de résultat parce que forcément, il y a pas le temps d’être régulier et consistant pour que ça vienne, et puis qui se disent “Ah bah non, ça marche pas”. Tu peux leur mettre n’importe quelle méthode entre les mains, ils arriveront jamais à rien.

Tu le disais, c’est pas la méthode la plus rapide mais elle est intéressante. C’est cool à faire en fait. Mais c’est vrai que c’est difficile à expliquer. Je vois des gens que j’ai en coaching à qui je disais d’écrire leurs 3, 4, 5 premiers emails qui galèrent alors que moi, je m’éclate en le faisant, c’est un jeu.

Ca vient avec l’habitude, ça m’arrive de me taper des barres de rire tout seul à écrire des mails un peu plus trash où je sors 2 / 3 conneries, ça m’arrive de me marrer tout seul à écrire mon mail.

Tu dis “Putain cette phrase-là, je suis hyper content de l’avoir placée, quoi”

Ouais, ce genre de trucs. Ca devient vite un plaisir, et plus du tout un poids. Et puis tu peux, si t’es pas au taquet à gérer plusieurs business, comme tu peux l’être, comme je le suis moi, n’en garder plus qu’un. Ta journée elle peut être faite en 15 / 20 minutes. Parce qu’avec l’habitude, ton mail, tu ne vas jamais mettre plus de 15 / 20 minutes à l’écrire. Et c’est ta journée en soi. C’est sûr, après t’as juste à créer ton produit. T’en fais un petit bout tous les jours. Mais c’est pas forcément tous les jours du mois. Ou alors tu en fais un tout petit peu tous les jours, pour gagner très très bien ta vie.

C’est ça que j’essaye d’expliquer aux gens. Des fois je suis très bien reçu, des fois je suis accueilli avec un lance flamme, quand tu leur dis “tu peux faire des trucs extraordinaires en deux heures par jour”. C’est juste que c’est d’autres systèmes à monter en fait.

Ouais, après, c’est une question d’ouverture d’esprit, de croyances à faire péter. C’est normal que des gens qui ont toujours été dans des modèles qui sont tous ceux qu’on nous programme dans la tête depuis qu’on est tout gamins, que ce soit à l’école, à la télé, dans nos familles, etc, ne puissent pas penser que ce soit possible de faire des choses pareilles. C’est normal. En même temps, moi je ne vais pas les blâmer. Après, par contre, si ils ne sont pas prêts à s’ouvrir l’esprit, tu ne peux pas grand chose pour eux. 

De toutes façons tu ne peux pas convaincre des gens qui ne veulent pas. Ca sert à rien de se battre. Il y en a assez qui sont d’accord. 

Ca suffit ouais. Il n’y a vraiment pas besoin de plaire à tout le monde pour obtenir des résultats hors norme.

Est ce qu’il y a quelque chose que tu veux ajouter pour finir? Quelque chose dont tu avais envie de parler, quelque chose que tu avais envie de dire, une annonce à faire, un truc que les gens doivent suivre, qui va sortir…

Bah non, pas spécialement. Je t’avoue, là y a rien qui me vient. Je peux annoncer que je suis content, je suis de bon poil aujourd’hui (Rires).

C’est déjà très bien!

Voilà! On va se remettre après ça à bosser sur 2 / 3 trucs et puis voilà, ça sera tout pour aujourd’hui. Sinon, jetez un petit coup d’oeil si ce que vous avez découvert vous intéresse à Lifestylers.fr. Tu peux simplement t’inscrire à ma mailing list pour recevoir un pdf qui est une ancienne formation de Marketing Master School que j’offre au format pdf, qui donne le plus gros de toutes mes techniques de mailing. Et puis après voir un peu comment, moi, je fais mes mails tous les jours. Rien que de suivre ça, c’est déjà un peu une masterclass en temps réel.

Pour les gens qui écouteront ça, du coup, je vous le conseille. Allez suivre les emails de Greg. Que vous ayez un problème urgent, pas urgent, que vous ayez dans l’intention d’acheter quelque chose, de rejoindre sa formation ou pas. Dans tous les cas, allez lire ses emails, c’est hyper enrichissant. Et puis comme tu le disais, c’est de l’infotainment, on les lit, on passe un bon moment, ça va vite, c’est rigolo, et puis peut être qu’on aura envie d’aller plus loin avec toi et d’en apprendre un peu plus sur ce que tu fais. Mais dans tous les cas, c’est pas une perte de temps et c’est pas désagréable ne fait.

J’espère qu’il y a pire comme expérience (Rires).

On reçoit plein de mails qui sont bien pires que les tiens, je te rassure.

Alors ça va mieux! (Rires) Alors j’ai une nouvelle chose à déclarer : ça va encore mieux qu’il y a deux minutes!

Ecoute Greg, merci pour ton temps, merci pour tes conseils et pour tous ces retours, et pour ceux qui écoutent ça, je vous mettrai tous les liens pour suivre Greg en description de ce podcast. Allez, salut!

A bientôt, Ciao!

Written by Jérémy Kohlmann
Je m'appelle Jérémy, et j'ai créé ce blog aussi bien comme carte de visite que moyen d'expression. Nous traiterons ici de ce que j'aime (le sport, la santé, l'aspiration au mieux-être) mais aussi de ce que je fais (la stratégie digitale, les réseaux sociaux, le Brand Content). Pour plus d'informations, le menu contact est juste au-dessus. Qui je suis ? Je suis un conteur moderne.