“Bonjour, qui êtes-vous ?” – Question de Personal branding

On a tous vécu ce moment une fois : les présentations auxquelles on ne s’attendait pas ! La question qui tue. Et vous, vous êtes… ? Euhh…. en décomposition intérieure ? Ah non, c’est pas la bonne réponse ça. C’est quoi mon petit nom déjà ? Pourquoi je transpire du dos ? Ahhhh… si j’avais écouté Mymy et ses histoires de branding et d’elevator pitch putain… Bouge-pas, on en reparle aujourd’hui ! Dans 3 minutes, tu auras une solution de repli pour te présenter à tout moment, quand tu ne t’y attendais pas !

Lâche prise : tu peux parler de toi, même si ce n’était pas prévu

 

Je sais, on a tous envie de maîtriser son discours en permanence, d’avoir un media training parfait, d’être comme les scouts, toujours prêts ! Dans la vie, ça ne se passe pas toujours comme ça, tu vas souvent être surpris…

Surpris, ta première réaction humaine, c’est la fuite.

Non, tu ne vas pas courir te cacher chez ta mère, face à un grand PDG qui te pose des questions, ici, on parle de la fuite dans le discours.

Changer de sujet, marmonner un truc, embrayer sur autre chose. Tu as raté ta chance. Il faudra revenir, si on t’en donne l’occasion…

Le Kairos, l’instant d’inflexion, se saisit par les cheveux au vol !

Tout d’abord, tu dois apprendre à lâcher prise.

Si ton discours n’est pas parfait, ce n’est pas grave, personne ne t’en voudra.  Personne ne va te tuer, la terre ne va pas s’arrêter de tourner, personne ne va mourir. Respire.

Le pire qui puisse t’arriver ? Rien. Rien du tout. Tu ne seras pas toujours prêt, admets-le, ça ira mieux ensuite.

 

Avoir son pitch toujours tout prêt dans la tête

 

La technique du bon élève qui connaît sa leçon “au cas où il y a interro !”.

Il n’empêche que cette technique marche toujours. Un elevator pitch, c’est court, très court même. Cela te donne une opportunité de l’apprendre, par coeur si ça te rassure. Le discours perdra en authenticité, mais au moins, tu ne seras pas pris au dépourvu si tu dois te présenter, parler de toi, te vendre.

C’est la technique un peu bancale du “fake it till you make it” – mais en attendant, ça fait le taff.

Je ne te dis pas ici de tout feinter, mais ça peut sauver des vies !

3 lignes, que tu sais raconter, que tu sais réciter, comme ça, si ça ne va pas, tu sors ton texte !

 

Un discours bien maîtrisé

 

Là on parle de “media training” par contre.

Je connais quelques personnes comme ça autour de moi, qui ont tellement pris l’habitude d’intervenir sur un sujet, qu’elles le maîtrisent en toute circonstance.

Tu peux leur demander de donner leur point de vue dessus à 3h du matin, ivre, sur un plongeoir glissant, et elles ne se décontenancent pas. C’est ce qu’on appelle maîtriser son sujet.

Cela ne vient pas tout seul, mais à force de pratique, de temps, de répétition.

Quand tu auras récité ton propos des dizaines de fois, cela deviendra naturel, tu te surprendras à le connaître par coeur, et ça fait du bien de savoir exactement où tu mets les pieds, quand il s’agit de parler de toi à des inconnus.

Non ce n’est pas inné. La plupart des gens l’ont travaillé.

 

Je suis timide : le plan B pour le personal branding

 

Je suis passé par là, j’y passe encore. Crois-moi, on peut s’adapter !

Si je suis aujourd’hui à l’aise d’apparence, prendre la parole devant des gens, c’est pas exactement mon moment préféré dans la vie. Pourtant, ça tend à s’améliorer, on apprend, on corrige, on s’amuse, on joue.

Avec les années, cela devient un jeu. Tu dois jouer avec l’audience, avec toi-même, accepter les émotions, les laisser passer.

Le meilleur moyen de faire une crise de panique au moment de se présenter, c’est d’essayer de se contrôler. Tu ne peux pas. Tes émotions sont ici des réponses chimiques, tu peux faire des pieds et des mains, on ne les contrôle pas.

Interdiction de “panic quit”, on respire, on sourit, et on accepte d’être stressé, ça n’empêche pas de parler, et de dire des choses intelligentes.

Pardonne-toi, de grands orateurs et rois du personal branding étaient à la base des grands timides.

(Regarde les premiers discours de Zuckerberg et les derniers par exemple…)

 

Avoir confiance dans son discours

 

Avoir confiance en soi c’est une chose, avoir confiance en son discours en est une autre.

Même si tu es d’un naturel stressé face à une question qui sors de nulle part, il est tout à fait possible d’avoir confiance en son discours, et de se dire que l’on maîtrise son sujet.

Si le sujet est maîtrisé, si l’on a une certaine expertise de celui-ci, pas de raison de paniquer.

Même si le message est délivré de façon un peu bancale, le fond est bon, et cela marquera les esprits quoi qu’il arrive…

La question qui vient alors est : pourquoi as-tu si peu confiance en ton message ?

 

Le syndrome de l’imposteur

 

Petit retour en définition : Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre.

Et c’est Wikipedia qui le dit, c’est forcément vrai.

Beaucoup d’entrepreneurs, de communicants, de free-lances, de Conteurs Modernes ont appris par eux-mêmes, et se retrouvent confronter à ce syndrome au moment de parler d’eux, simplement parce qu’ils ne se sentent pas légitime.

Ça m’arrive, ça vous arrive, ça t’arrive, ça nous arrivera, ce n’est pas grave.

Baissons les armes, ça va passer !

Posons nous cette question : mon travail est il plus mauvais que celui d’un autre qui à été formé autrement ? Non.

Est-il meilleur ? Peut-être.

Est-ce important ? Non.

Mes clients sont-ils satisfaits de mon travail ? C’est pour moi la seule réponse qui compte.

Il faut en finir avec ce doute permanent sur ce que l’on fait.

C’est toi le chef, on te paie pour tes compétences, si tu doutes de toi, ne doute pas du fait que les autres ne te donneraient pas d’argent si tu n’étais pas compétent.

 

Et pour aller plus loin

 

Tu veux aller plus loin sur le sujet ?

Tu peux rejoindre par exemple les Conteurs Modernes ! On s’envoie des petits mails et on discute entre copains.

Tu peux aussi découvrir cette vidéo :

Written by Jérémy Kohlmann
Je m'appelle Jérémy, et j'ai créé ce blog aussi bien comme carte de visite que moyen d'expression. Nous traiterons ici de ce que j'aime (le sport, la santé, l'aspiration au mieux-être) mais aussi de ce que je fais (la stratégie digitale, les réseaux sociaux, le Brand Content). Pour plus d'informations, le menu contact est juste au-dessus. Qui je suis ? Je suis un conteur moderne.