5 réflexions tirées de mes 3 semaines en Asie comme Digital Nomad

Le séjour touche doucement à sa fin, et c’est pour moi le moment de tirer quelques conclusions professionnelles et personnelles sur tout ça. 3 semaines en Asie, 4 villes, 3 pays, un peu plus de la moitié en solo. Voici ce que j’en retire.

C’est tout à fait possible pour ceux qui travaillent sur internet

Mon bureau, c’est l’endroit où je pose mon ordinateur et mon cahier. Je n’ai besoin de rien d’autre pour travailler que d’une connexion un peu stable et de mon téléphone. Oui, c’est possible, oui je pourrais le refaire n’importe quand, je le sais. Côté pro, c’est donc un pari réussi.

Certains projets ont certes pris du retard, mais ce n’est pas forcément parce que j’étais loin, c’est aussi parce que j’ai choisi un autre rythme de travail pour ce séjour, passant de 10-12h par jour, à 3 ou 4.
Nécessairement, les choses vont moins vite.
Toutefois, vous connaissez mon point de vue sur la notion d’urgence dans la vie professionnelle.

Enfin une excuse pour ne plus décrocher le téléphone

Vous connaissez maintenant tous, mon aversion pour le téléphone, les conf call, les Skype et j’en passe. Ce sont systématiquement une perte de temps de mon point de vue. Si cela peut être vite dit de vives voix, ça peut l’être par mail, sinon, il faut se voir.

Je ne passe pas 90 minutes avec un appareil greffé à l’oreille, sauf si celui-ci veut bien me chanter une chanson.

Pourtant, des dizaines de personnes ont continué d’essayer de m’appeler, sachant que j’étais à l’autre bout du monde.
Mesdames et messieurs, je ne vous comprends pas.
Je vais continuer sur cette lancée et ne vais pas plus décrocher en rentrant.
Un SMS prend 4 secondes – nous pouvons ainsi décider s’il faut nous voir, nous écrire ou dans les cas d’extrême urgence, nous appeler.

Oui, parfois je fais des entorses et je téléphone, mais seulement quand je sais que l’appel sera productif ou que j’ai envie d’entendre la voix de quelqu’un (c’est rare, croyez-moi).

Digital Nomad : Est-ce rentable ?

Définitivement oui.

Bali coûte un poil plus cher, mais je peux globalement vivre au Vietnam ou en Thailande avec 30 euros par jour, logement compris, en me faisant VRAIMENT plaisir.
Faites le calcul, ça ne paie même pas mon appartement à Paris.

Il n’y a que le billet d’avion qui sort un peu du budget, mais en vous y prenant à l’avance…

Finalement, on peut largement vivre ici pour un SMIC français.

Si vous ne pouvez pas vous payer 1000 euros par mois, peut-être faut-il encore réfléchir à votre Marketing, votre méthode de travail etc… avant de vouloir partir loin.

Est-ce que j’ai aimé ?

La question qui tue.
Pendant que vous vous geliez les fesses à Paris, j’étais au milieu des palmiers à travailler en slip par 30 degrés et avec du personnel à mes soins. Forcément les réactions sont plutôt du genre : oh génial tu as dû t’éclater !

Bah franchement non.

Parfois c’est bon de partir loin de ce qu’on a pour se rappeler de ce qu’on a justement.

J’aime ma vie à Paris, j’aime mes amis, j’aime mon café / cantine et pouvoir y discuter de la météo et des travaux, j’aime le stress ambiant, l’animation permanente, les 12 rendez-vous par jour.

Ça me manque et c’est pour ça que je rentre.

J’aurais largement pu prolonger ici, une fois sur place, la vie n’est plus très chère, seulement j’en ai marre.

Tu le referas ou pas ?

Évidemment. Cela reste un privilège de pouvoir partir à l’autre bout du monde en pleine période de travail, de claquer la porte et de dire que vous reprenez dans un pays lointain 24h plus tard.

Seulement je n’idéalise pas cette vie.

Je partirai chaque fois que j’en ressentirai le besoin, j’ai aimé voyager, mais je pense que le fait de devoir travailler a nuit à l’expérience.

Je réfléchirai bien la prochaine fois aux deux types de voyage :

– Je pars travailler (et une grande ville est appropriée)
– Je pars voyager (et dans ce cas je sous-traite mon travail à quelqu’un pour 15 jours et j’éteins mon téléphone).

Ce n’était pas stressant, ce n’était pas difficile ou rien de tout ça. Les choses se sont faites très naturellement, seulement l’expérience pour moi n’était pas optimale.

Tu penses à un autre format ?

Carrément.

Partir loin avec 4-5-6 entrepreneurs / freelance ; louer une maison, et travailler au bord de la plage avec d’autres humains avec qui interagir.

Ce qui m’a le plus manqué, c’est l’interaction pro que j’ai au quotidien, sur Facebook, elle n’avait pas la même saveur.

Oui j’ai fait quelques rencontres sur place, mais c’était différent. Je ne suis pas un Backpacker (j’en suis même supra loin haha), j’ai un peu manqué de contact humain, moi qui n’aime initialement pas trop ça.

D’autres choses que tu veux nous dire ?

C’était une expérience extraordinaire pour moi.

Un premier voyage seul, un premier voyage loin, la première fois que je plaque tout et que je continue à gagner de l’argent avec des clients satisfaits de mon travail.
Ça a probablement débloqué beaucoup de choses dans ma tête et je suis certain que ça en amener encore beaucoup d’autres sur ce que je veux dans la vie.

C’est tout ce que je peux vous dire, à chaud et pour aujourd’hui, mais je suis sûr que d’autres choses me viendront et dans ce cas, je mettrai cet article à jour et vous en reparlerai.

A bientôt internet !

Written by Jérémy Kohlmann
Je m'appelle Jérémy, et j'ai créé ce blog aussi bien comme carte de visite que moyen d'expression. Nous traiterons ici de ce que j'aime (le sport, la santé, l'aspiration au mieux-être) mais aussi de ce que je fais (la stratégie digitale, les réseaux sociaux, le Brand Content). Pour plus d'informations, le menu contact est juste au-dessus.